Endométriose : un test salivaire bientôt remboursé pour certaines femmes

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La rédaction

Un grand pas pour des milliers de femmes ! La ministre de la Santé, Catherine Vautrin, a annoncé le remboursement d’un test salivaire destiné à diagnostiquer l’endométriose, qui touche actuellement plus de deux millions de femmes en France. Cette prise en charge, encore expérimentale, concernera 25.000 patientes et pourrait ouvrir la voie à une généralisation du dispositif.

Un test salivaire pris en charge dès mardi

Le gouvernement a déclaré lundi soir sur France 2 qu’un test salivaire, permettant de détecter l’endométriose grâce à l’analyse et au séquençage de l’ARN, serait remboursé à partir de ce mardi pour certaines patientes.

« C’est un coût de 800 euros par femme », a précisé la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, indiquant que cette somme serait entièrement couverte par l’Assurance maladie.

Conçu par la biotech lyonnaise Ziwig, ce test baptisé « Endotest » est encore au stade expérimental. Toutefois, la Haute autorité de santé (HAS) a jugé les résultats des études suffisamment prometteurs pour autoriser une expérimentation à plus grande échelle.

Une expérimentation encadrée

La HAS avait donné son feu vert en octobre dernier pour une prise en charge via un dispositif dérogatoire. Le gouvernement, qui avait déjà annoncé son intention de suivre cet avis, a confirmé la publication de l’arrêté officialisant cette mesure dès mardi.

Selon le ministère de la Santé et Ziwig, environ 25.000 patientes âgées de plus de 18 ans pourront bénéficier de ce remboursement dans les mois à venir. Cependant, cette estimation reste « théorique », selon le cabinet de Catherine Vautrin.

Dans un premier temps, 2.500 patientes seront intégrées à une étude clinique dont les résultats détermineront une éventuelle généralisation du remboursement. Cette étude vise notamment à mesurer l’impact du test sur la baisse des chirurgies diagnostiques et sur la prise en charge globale des patientes.

Un premier pas vers une prise en charge généralisée

La ministre de la Santé a affirmé que les résultats de cette étude conditionneront l’avis définitif de la HAS :

« Dès que nous aurons les résultats concernant ces patientes, la Haute autorité de santé donnera un avis définitif qui permettra de mettre en avant le bien-fondé du test et, derrière, une prise en charge pour toutes les femmes de notre pays. »

Dès son arrivée au gouvernement, Catherine Vautrin s’était engagée à améliorer le diagnostic et la prise en charge de l’endométriose. En début d’année 2024, elle avait annoncé que les premiers remboursements des tests débuteraient en 2025.

Une maladie aux diagnostics tardifs

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui touche plus de deux millions de femmes en âge de procréer en France. Elle se manifeste par des douleurs pelviennes intenses, des règles abondantes et peut entraîner des complications comme l’infertilité.

Un des principaux problèmes de cette pathologie est l’errance diagnostique : il faut en moyenne sept ans pour poser un diagnostic, selon le ministère de la Santé. Cette latence a des conséquences importantes sur la qualité de vie des patientes, qui subissent douleurs, incompréhensions et retards de traitement.

L’introduction du test salivaire pourrait donc représenter une avancée majeure dans la détection précoce de cette maladie, améliorant ainsi la prise en charge et réduisant le recours à des procédures invasives.

Avec cette décision, le gouvernement espère accélérer l’identification des patientes atteintes d’endométriose et ouvrir la voie à un accès plus large à ce test innovant.

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